vendredi 11 octobre 2013

Ciné : Behind the candelabra

En Français, Ma vie avec Liberace.


J'ai eu envie de voir Behind the Candelabra car je me demandais comment un film de Soderbergh avec Matt Damon et Michael Douglas, en compétition au festival de Cannes et en ouverture du festival de Deauville, avait fini par se voir refuser une sortie américaine dans les salles avant d'être diffusé à la télévision, par la chaîne HBO. Behind the Candelabra ou comment un film attendu devient un téléfilm.

Passons sur la bigoterie américaine qui a empêché qu'un film sur une histoire d'amour entre deux hommes soit diffusée dans les salles obscures. Au-delà de la polémique, que reste-t-il à dire ? Pour ma part, pas grand chose. 

Source : Cinema Teaser

Les performances de Michael Douglas et Matt Damon ont été louées. C'est là toute la perplexité d'une biopic. Que loue-t-on ? Le fait que l'acteur incarne de la façon la plus réaliste possible un personnage ayant existé. Au final, on juge une copie, une imitation et pour moi, cette forme d'interprétation est souvent en contradiction avec ce que j'attends d'un acteur : qu'il me fasse oublier qui il est et qu'il joue un rôle. Là, pendant toute la durée du film, j'ai vu Michael Douglas jouer Liberace. C'est bien fait, mais j'ai trouvé que ça manquait de cœur. J'ai trouvé Matt Damon bien plus naturel et moins mécanique.

Source : from inside the box
Niveau décor, il y a de la paillette et du kitch. On contemple Las Vegas et ses excès tandis que l'on se noie dans le champagne et le rococo. Il n'y a pas à dire, c'est flamboyant. Et c'est sans doute les décors et cette ambiance de spectacle permanent que j'ai préféré. Liberace était un showman et ça se sent.

Par contre, la réalisation est très moyenne. Franchement, c'est très plat et ça fait vraiment téléfilm. Je suis plus étonnée par le fait que le film ait ouvert le festival de Deauville que par sa diffusion sur HBO. Pour moi, c'est bien un téléfilm a gros budget mais ce n'est pas "du cinéma".

Au final, je n'ai pas réussi à m'impliquer dans le film et je suis restée spectatrice d'une histoire qui faisait trop factice visuellement. Vite vu, vite oublié.

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