mardi 17 juin 2014

Expo :Super héros, l'art d'Alex Ross

Je n'ai jamais été une grande lectrice de comics. J'ai lu quelques titres que l'on m'a conseillé : Spawn Dark Ages, V pour Vendetta, Watchmen, Batman Year Zero et Year One. Superman Year One, aussi, mais je pense que c'est à peu près tout (ce qui est très peu au vu de ce que j'ai pu engloutir en manga).

Lorsqu'une amie (très fan et surtout très calée sur le sujet) m'a demandé si je voulais aller voir Super héros, l'art d'Alex Ross au Mona Bismarck American Center for art & culture, j'ai foncé. 

Source : drawingnowparis.com
Mon premier et seul gros reproche sur cette exposition est sa taille : 70 œuvres, trois salles. Même en prenant notre temps et en lisant tous les panneaux, cela nous a pris à peine une heure. C'est très peu. Et l'expo était à 7€ en plein tarif.

Pour autant, j'ai découvert plein de choses. N'y connaissant pas grand chose, il était très agréable d'avoir à mes côtés quelqu'un à même de répondre à mes questions tout en les replaçant en contexte. Et puis, Alex Ross n'est pas que l'auteur de ces portraits hyper réalistes, il y a d'autres facettes à son art et c'est ce qui m'a le plus intéressé. 

En premier lieu, les parallèles et échos qui existent entre ses œuvres et Norman Rockwell :

Source : comicsnco.fr
Voir ces deux œuvres côté à côté était très intéressant. A gauche, The Original Avengers, 2010. A droite, The Peace Corps (J.F.K.’s Bold Legacy), 1966. Quand je vois ces deux tableaux, je vois les fils qui d’entremêlement, une discussion sur la justice et un écho sur le rôles des USA en tant que gendarme de la planète. Bref, cela me fait réagir et c'est tant mieux.

Alex Ross a aussi fait de Norman Rockwell un super-héros de plein droit :

Source : forbiddenplanet.co.uk

Je passe trop de temps à préparer le CAPES, j'imagine déjà la séquence qui en découlerait... mythe et héros.... cycle terminal.... mon cerveau bug....

Ensuite, sa volonté de se battre pour redonner leurs lettres de noblesse à certains super-héros moins aimés comme Captain Marvel ou Elastic Man. Il y a un tel amour, une telle passion qui se dégage de ses dessins que l'on ne peut qu'être touché. D'ailleurs, cet amour ne l'a jamais quitté. Il est quasi né avec. Il y avait des dessins et des storyboards qu'il a réalisé enfant. Revoir la même page réalisée à dix ans, puis à treize, c'était tout bonnement bluffant.

Enfin, Alex Ross fait tout : il scénarise, dessin et colorise ses propres comics. Une véritable main mise artistique qui donne à ses comics unité et force. J'ai pu ainsi découvrir Kingdom Come, qui part d'un postulat intéressant. Si les super-héros évoluaient à leur tour, que se passerait-il, quelles luttes de pouvoir ?

Dans un futur possible, les super-héros d'antan ont été surclassés, puis remplacés par une nouvelle génération plus agressive, mais aussi plus amorale. Aussi, lorsque ces surhommes rayent accidentellement le Kansas de la carte des États-Unis, c'est au premier d'entre eux, Superman, de sortir de sa retraite et d'inculquer à cette nouvelle garde le goût pour la vérité et la justice (Résumé Amazon).

Du coup, j'ai très envie de lire cette mini-série (et de posséder un dessin comme celui-ci). Je ne pouvais clore ce billet sans poster mon tableau préféré :
Source : forbiddenplanet.co.uk
Alex Ross, “Batman: Knight Over Gotham”, 1999. C'est une grande toile et elle m'a littéralement donnée le vertige.

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