dimanche 29 juin 2014

En revenant de Nantes...

Oui, c'était facile. 
Eh voilà, j'ai vu, je suis revenue et .... pour la suite, on verra. Mais je suis libre !


Ce fut deux jours étonnants. Déjà, Nantes est une ville où je me suis sentie bien tout de suite. Et puis, il y a plein de crêperies, et ça, c'est la vie. Et ils font des crêpes à la crème de citron et là, je ne réponds plus de rien. Donc une chose est sûre, j'ai bien mangé, en terrasse et au soleil. Et j'ai trouvé de la crème de citron.

J'ai pu voir un éventail de tenues pour les oraux et c'était ... surprenant. Toute l'année, on nous a répété que ces oraux étaient des entretiens d'embauche, qu'il fallait y aller - pas déguisés - mais habillés en respectant le cadre formel de l'événement. Eh bien, le premier jour, il y avait des dizaines de gens en nus-pieds et débardeurs. Bienvenue à la plage ! Not my problem, hein...

Je suis tombée sur deux épreuves totalement britanniques. La première journée, le dossier parlait de Orwell, Defoe et de la notion de Britishness. Hier, c'était un texte de la BBC. Cela m'a rassuré car c'est ma zone de confort et les documents offraient plus un aspect sociétal que purement historique. Intéressant et cela laisse une marge de manœuvre plus importante.

Le premier jour, j'étais relativement calme mais consciente que je devais faire attention à mon anglais. C'était la seule chose sur laquelle je me reposais inconsciemment, ma capacité à parler en anglais librement, et ma prof de synthèse a démoli tout ça en dix minutes (en me faisant des micros remarques sur mon accent, pour m'aider, hein). Du coup, je doute et le stress aidant, cela se ressent sur mon accent. Je lui en veux et je m'en veux car j'ai perdu une partie de ma spontanéité. Je sais que je n'ai pas fait de fautes mais mon accent était moins fluide.

Le deuxième jour, je ne sais pas si c'est le trop plein de fatigue ou le fait que c'était une autre épreuve, non liée à cette prof, mais mon accent est revenu. J'étais bien. J'ai parlé mes quinze minutes sans soucis, avec aisance, en emmenant les phrases ou je voulais les emmener, avec mes tournures parfois alambiquées, sans sourciller et ça m'a fait du bien. Cela signifie que c'est toujours là et que c'est un barrage que je dois faire sauter. 

J'ai donc fini sur une touche positive. Pas nécessairement pour le jury, mais pour moi. J'ai pu parler librement à nouveau. J'ai aussi terminé sur un jury plus encourageant visuellement que le premier jour. Donc je suis sortie le cœur léger. J'ai fait ma part. 

La suite au prochain épisode...

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