dimanche 12 janvier 2014

A la tienne, Lestrade !

Bien, bien, bien...quel est ce mythe qui fait miroiter une compréhension familiale ?

Depuis que je travaille chez moi, je dois essuyer les remarques constantes de ma mère et de ma grand-mère. En plus, ce qui est bien chez elles, c'est qu'elles tournent en boucle donc chaque critique revient systématiquement à chaque appel.

En ce qui concerne ma grand-mère, sa principale préoccupation est l'ennui. "Tu ne t'ennuies pas, à rester chez toi ? Avant, il fallait que tu sortes et tu voyais du monde ! Ça ne te manque pas ?"

Cela fait bien trois semaines que - chaque semaine - je lui dis que non, je suis très contente comme ça, que j'ai suffisamment de travail pour ne jamais m'ennuyer et que de toute façon, je n'aime pas les gens. Je pense même avoir rendu service en m'en allant car j'avais atteint mes limites de sociabilité et dans un commerce de service, cela serait devenu ingérable.

Bon, passons à ma mère. Son nouveau leitmotiv est le suivant "Pfff, il est nul le bouquin que tu traduis. J'aime pas du tout. J'en ai même parlé à ma copine au boulot, car franchement, c'est pas terrible".

Merci maman. 1) Ce n'est pas très motivant de se manger ça dans les dents. Ça met en confiance, hein. D'un côté, à mon âge, je devrai avoir l'habitude de ce genre de remarques. Quand je pense que les gens s'étonnent de mon manque de confiance en moi ... cela fait près de trente ans que ma mère réalise un merveilleux travail de sape sans même s'en rendre compte. 2) Personne ne t'a demandé de le lire ! 3) Tu sais que j'aimerai que les gens le lisent, hein ? Voire l'achètent. Donc pas la peine de claironner sur les toits que c'est nul, merci d'avance.

Donc évidemment, les deux fonctionnant comme des vases communiquant, j'ai eu droit ce soir à :

"Bonsoir ma chérie, tu ne t'ennuies pas trop ? Ce ne doit pas être facile d'autant plus que ta mère m'a dit que ton bouquin était nul...."


Tout à fait mon cher Lestrade...

4 commentaires:

  1. #facepalm

    On n'est pas aidé, parfois...

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  2. Je vis pareil. Je pense que le mieux est d'essayer de se déconnecter totalement de ce caquettement continu qui en dit plus sur ceux qui l'expriment (le fait d'aborder systématiquement le monde par son versant négatif et pessimiste) que sur les choix que tu as posé et ce que tu essaies de réaliser (démarche positive). Quitte à s'aider d'une faille pour prendre conscience du ridicule et du degré de déconnection de la réalité de tels propos.

    Exemple: ma mère qui énonce, dans une description tout en noir de son choix de vie, que le boulot de Spéculoos doit être éminemment ennuyeux car répétitif. Or, elle est femme de ménage. S'il y a bien un job qui est une éternelle répétition, c'est celui-là.
    Bref, elle ne réfléchit pas en parlant, elle rabâche une idée. Sans remarquer l'absurde de ses propos qui sont détachés de la réalité. En fait, ils sont également détachés de l'impact que de telles paroles peuvent avoir. Ma mère ne les prononce donc pas pour me dire que je suis nulle/il est nul. Et même si c'est rageant de vivre avec des gens qui ne font pas attention où ils mettent leurs gros sabots, au moins réaliser cela a un impact complètement différent sur la confiance en soi :)

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    1. Je vois en tout cas que l'on vit pareil :/ Mais tes conseils sont sages, je vais en tenir compte. Améliorer ma confiance en moi ne me fera pas de mal. Merci :)
      La faille, je l'ai déjà, je vis avec. C'est lui qui, la première fois, m'a fait remarquer ce décalage entre eux et moi. Je me suis sentie privée d'un lien d'appartenance (dans la superficialité, surement) tout en étant agacée. Du coup, je le tolérais mieux.
      La goute d'eau est venue de ma thèse, quand ma mère a souhaité la relire tout en refusant avec obstination de ne serait-ce qu'essayer de commenter le fond autrement que par un "pffff c'est compliqué tout ça"....

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