mardi 16 juillet 2013

Le pays des bisounours

Il parait que je vis au pays des bisounours. 

Image empruntée chez Mademoiselle Dentelle

Hier soir, j'ai reçu un email me demandant si j'aimerai assurer des vacations dans mon ancienne fac. Ce serait pour un semestre (le second) uniquement mais ce serait de la phonétique. 

Sur le coup, j'ai cru que j'allais pleurer de soulagement mais les vacations sont contraignantes. Il faut assurer à côté un certain nombre d'heures et ne travaillant pas actuellement à temps plein, je ne pense pas atteindre le quota. De plus, il me faudrait un jour "libre" et ce n'est pas non plus possible actuellement. Enfin, comme je cherche à faire des remplacements dans des établissements scolaires, il se peut que ma situation change en cours d'année. 

A la lecture de cet email, j'étais plutôt triste et déçue. J'en parle à l'Homme qui s'énerve immédiatement : "Tu te poses la question ? Mais c'est non, c'est évident." Il s'est senti obligé d'énoncer les contraintes que je viens de citer et de rajouter les frais de transport. 

Certes. Sauf qu'enseigner est pour moi une vocation. Ce n'est pas un hobby, ce n'est pas non plus une lubie, c'est ce qui m'a motivé toute ma vie. Alors oui, je perdrais de l'argent en acceptant et je ne suis pas sûre de pouvoir le faire même si je le voulais, mais je ne peux pas me dire "c'est non, c'est évident". Ça ne l'est pas. 

Quand j'ai essayé de lui expliquer cela, il m'a répondu que je vivais au pays des bisounours. Venant de quelqu'un qui est au chômage depuis décembre et qui ne sait pas où il va (et ça commence à me sortir par les yeux), je dois dire que ce n'est pas très bien passé. Mais je suis polie. Je me suis repliée derrière un silence civilisé - un épisode de Tru Blood. 
 
État du bisounours au matin : 

 
Vent d'orage sur l'arc-en-ciel, risque de fortes pluies en fin de journée si on chatouille le bisou-lycan dans le mauvais sens du poil. Surtout si son état de nerf l'empêche de rédiger sa communication en cours.

1 commentaire:

  1. Aïe... Cruel dilemme, en effet...
    C'est sûr qu'il y a beaucoup de désavantages, plus que d'avantages, à première vue, mais je comprends que tu hésites :/

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