Il parait qu'en cette fin 2011, l'heure est au bilan. De prime abord, je me suis dit que je n'avais rien à raconter, que mon année ne méritait pas que l'on s'y attarde. Pourtant, alors que je tâchais de m'en convaincre, les mots sont venus naturellement.
2011 aurait du être une bonne année, mon année, en fait. Dans un monde idéal, j'aurai soutenu ma thèse, j'aurai déposé ma demande d'habilitation dans les temps et j'aurai pu être qualifiée en 2012. Or, en mars, ma thèse est devenue complètement secondaire, une gêne. Toutes mes pensées allaient vers mon père et même quand je n'étais pas à ses côtés à l'hôpital, j'étais avec lui. C'est étrange d'ailleurs, car lorsque nous étions tous les deux, nous parlions très peu. Je racontais des bêtises, je lui parlais de mes lectures et de la nouvelles Wii U que nous testerions tous les deux. Il n'y eu pas de discours larmoyant sur ce qu'allait être ma vie sans lui, pas de "je t'aime", rien. Juste une normalité totalement artificielle, hypocrite et dévastatrice.
C'était sûrement son moyen de se protéger, d'annoncer au monde qu'il n'était pas prêt à partir tout de suite. Pourtant, il est parti quand même, sans un mot. C’était le 28 juin.
A la rentrée, je suis retournée à l'université. J'étais plus que ravie de reprendre les cours, de découvrir mes nouveaux étudiants et d'être là, tout simplement. C'est mon université. Malgré mon séjour parisien, c'est dans ma toute petite fac que je me sens chez moi. J'espérais une rentrée tranquille. Évidemment, il fallait continuer dans la droite ligne de ce premier semestre.
Pendant l'été, le Conseil d'Administration a voté que les enseignants contractuels ne pourraient pas rester plus de trois ans à l'université. J'avais déjà fait mes trois ans. Comme ils sont sympas (ou plutôt qu'ils étaient trop stupides pour croire que les enseignants capables d'enseigner la phonétique poussent dans les arbres), j'ai eu le droit à une "année bonus". Sur le coup, année bonus ou pas, je l'ai très mal pris. Surtout que j'ai appris tout ça par courrier, une simple enveloppe déposée dans mon casier en salle des profs.
Pendant l'été, le Conseil d'Administration a voté que les enseignants contractuels ne pourraient pas rester plus de trois ans à l'université. J'avais déjà fait mes trois ans. Comme ils sont sympas (ou plutôt qu'ils étaient trop stupides pour croire que les enseignants capables d'enseigner la phonétique poussent dans les arbres), j'ai eu le droit à une "année bonus". Sur le coup, année bonus ou pas, je l'ai très mal pris. Surtout que j'ai appris tout ça par courrier, une simple enveloppe déposée dans mon casier en salle des profs.
Et là thèse dans tout ça ? Les services centraux et les directeurs de labo m'ont accordé une dernière année. Ils étaient au courant pour mon père et en ont tenu compte. C'est une chance. Depuis la rentrée, j'ai repris tous mes chapitres. Je traduis, corrige et ré-organise. La première partie - version remasterisée - est partie hier. Je crois n'avoir jamais autant travaillé sur ma thèse. Ma directrice l'a vu aussi, et j'ai enfin eu ma deadline. Bizarrement, ça me rassure.
Pour ce qui est de 2012, on verra !
Il y a cependant une constante dans mon univers. Quoi qu'il arrive, même si tout s'écroule autour de moi, elle dort :
Pour ton papa, <3
RépondreSupprimerJe te souhaite une très belle année 2012.
Merci. Très bonne année à toi également :)
RépondreSupprimer*calin*
RépondreSupprimerJ'avais écrit un commentaire pour te laisser une petite pensée et quelques douceurs pour clôturer cette difficile année 2011 et commencer 2012 avec sérénité mais je ne sais pas pourquoi, il ne s'est pas "posté".
RépondreSupprimerBonne et douce année à toi!
Bises
@ Mnémos : Merci :)
RépondreSupprimer@ Ness : Merci :) Je ne sais pas pourquoi le message n'est pas passé, mais c'est gentil d'être passé "réparer".
Comme je te comprends...
RépondreSupprimerJ'espère en tout cas, que ton année 2012 sera meilleure, la thèse derrière toi et l'esprit libre d'envisager l'avenir avec sérénité.
Gros bisous
Merci :) J'en ai bien besoin.
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