jeudi 15 décembre 2011

Avis ciné : Hugo Cabret

Il y a des films qui donnent envie d'aller au cinéma. Hugo Cabret en fait partie. J'ai bravé la tempête pour lui et pour Martin Scorsese. J'aime les films de Martin Scorsese depuis des années. Depuis mon premier visionnage de Taxi Driver, en fait. A la fac, j'ai même écrit un de mes mémoires sur le court métrage qu'il a réalisé pour New York Stories. Fan, je vous dis.


Je ne m'étais pas vraiment renseignée sur le film. Je savais que le scénario était basé sur un roman de Brian Selznick, mais c'était à peu près tout. J'avais également une vague idée du visuel grâce aux affiches que je trouve très réussies. 

Après deux heures de film, que dire ? J'ai savouré ce film comme on déguste un met précieux. Le film déborde d'amour pour Georges Méliès et pour le Septième Art. C'est un amour presque tangible tant il traverse l'écran pour toucher le spectateur. Martin Scorsese rend magnifiquement hommage à Méliès, à cet homme qui a voulu faire de ses rêves des films. Je n'en révèlerai pas trop sur l'histoire et surtout sur la façon dont Scorsese rend visuellement hommage à George Méliès et aux premiers instants du cinématographe, je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-mêmes.

Les acteurs sont excellents. Ben Kingsley est encore une fois habité par son rôle, il est parfois dur, parfois touchant, mais toujours juste. Je ne doutais pas des talents d'actrice de Chloé Moretz mais Asa Butterfield qui joue le rôle titre était tout aussi bluffant. Ce jeune acteur sait faire passer énormément de choses à travers un simple regard. Sacha Baron Cohen est très bon également. Cela fait longtemps que je ne le considère plus comme l'autre idiot d'Ali G ^^


Visuellement, c'était superbe. Martin Scorsese a magnifié Paris. Je n'avais qu'une envie, que Paris soit comme ça, vraiment et pour toujours. Une ville magique et brillante comme les rouages d'une horloge. J'ai eu envie d'une ville à la luminosité douce et irréelle. Ils ont aussi transformé la bibliothèque de la Sorbonne et Sainte Geneviève. Cela m'a rappelé des souvenirs. 
Les mécanismes d'horlogerie ont aussi un rôle important dans le film et j'ai été fascinée par la façon dont Martin Scorsese a filmé les mouvements des rouages. C'est quelque chose qui me parle. Cette mécanique précise et subtile, le tic tac régulier de la montre que je dois remonter quotidiennement. 

Hugo Cabret est pour moi une réussite, un film empli d'émotions qui a su me faire rire, sourire et pleurer à la fois. J'ai été embarqué par Hugo et Isabelle et j'ai vécu, tout comme eux, une belle aventure. Merci Mr Scorsese.

1 commentaire:

  1. Merci pour ta critique :)
    J'avais envie d'aller le voir, maintenant, je suis sûre que ce sera le cas !

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