mercredi 13 août 2014

W.O.A - 2

Lors du précédent billet, j'ai souhaité mettre en mots mes déceptions. Mais le Wacken, c'est aussi et avant tout un moment unique où je me nourris de métal. Un monde enchanté de décibels et de poussière. Un univers de bruit et de partage.
 
Mon appareil
Cette année, la programmation ne m'a pas vraiment emballée. Sans doute que je deviens difficile et qu'avec quatre Wacken, trois Hellfest et une petite centaine de concerts à côté, il devient plus difficile de me surprendre avec un groupe que je n'ai encore jamais vu en live. J'espère d'ailleurs ne pas atteindre une certaine lassitude, ce serait tout simplement horriblement triste parce que la musique doit aussi se vivre face aux groupes qui nous apportent tant.  
 
Mais quand je me revois trépigner d'impatience devant la scène, je sais que ce n'est pas pour tout de suite. Alors, parlons musique à nouveau :

- J'ai vu Dieu sur scène. Enfin, quand il vient par chez nous, il se fait appeler Devin Townsend, mais c'est pareil. Cet homme est un musicien de génie, c'est indéniable. Multi-instrumentiste, compositeur, producteur... il est impossible de l'enfermer dans une case. Il est ambivalent et exigeant. Et il fait des marionnettes. 
Je l'ai découvert via Steve Vai puis grâce à son groupe Strapping Young Lad et sur scène, il est juste démentiel. C'est le génie éclatant, un charisme incroyable et un humour qui révèle un sens aigu du second degré. Le faire venir à Wacken était sans doute un pari tant sa musique est éclectique et peu aisée d'accès, mais le public a vite succombé à cet ovni canadien. Moi j'étais à la grille, bien devant, et j'ai passé une heure avec un sourire digne du Joker.
J'ai vraiment adoré qu'ils osent tout jouer, même un Planet of the Apes de 10 minutes qui en a laissé pas mal sur le c**. Et il y a de quoi. 
Bref, sans doute le meilleur concert du week-end.

- Ensuite, j'ai vu le Père Noël, mais comme pour Dieu, il vient sur scène sous le nom de Tom Araya. Cela faisait des années que je n'avais pas vu Slayer en live. J'avais eu besoin de faire une pause après des années d'écoute intensive. Mais revoir le sourire de Tom Araya... c'est magique. Il dégage une telle force et énormément de sérénité. 

Source : http://www.vandohalen.com.br/
- Pour l'instant cheesy, il y a eu Avantasia. C'est le moment pop du festival avec un léger aspect télé-crochet mais c'est aussi terriblement fun. Bon, soyons francs, les derniers albums ne cassent pas trois pattes à un canard mais entendre en live les chansons de The Metal Opera ou de The Scarecrow, c'est toujours aussi génial. Avoir en prime Michael Kiske devant soi, c'est encore mieux. Alors j'ai chanté à tue-tête en sautillant comme un cabri fou.

- Behemoth. Mais Behemoth... Sur les réseaux sociaux, certains râlaient qu'Emperor jouent à 17h. Bizarrement, Behemoth jouait à 14h et malgré le grand soleil, c'était clairement Black. Comme quoi, la perte de charisme d'un groupe de black n'est pas nécessairement liée à l'ensoleillement. Je suis fascinée par Nergal et par la scénographie mise en scène par le groupe. Au delà de la musique, c'est une véritable immersion dans leur univers. C'est dans ces moments que je regrette de ne pas pouvoir me glisser devant la scène, un pass presse autour du cou.

Source : http://mashable.com/2014/08/06/wacken-music-festival/
Source : http://mondkringel-photography.de/behemoth-woa-2014/
Je ne vous détaillerai pas les autres concerts - sauf si vous avez des questions sur un des groupes - mais voici mes moments préférés. Il y en a eut d'autres, évidemment, comme Endstille, Amon Amarth, Russkaja (j'aime voir les métalleux danser) ou Chtonic. 
 
Et puis, le W.O.A. est aussi un moment unique, à deux. Je dirai même que c'est notre moment et cela rend chaque année unique et précieuse. C'est une vraie richesse de pouvoir partager autant, d'avoir la musique comme point commun alors que c'est un élément si central et essentiel à nos vies. 
 
J'espère y retourner l'an prochain, nous verrons bien. Rain or Shine !

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