jeudi 16 février 2017

C'est moi qui l'ai fait !

Cela va faire un an que j'ai commencé à coudre. 


(et vous voyez mon bureau en bazar, celui dont je vous parlais dans ce billet).

J'ai commencé par un tout premier projet. Une couverture avec capuche. Je l'ai fait de loin. J'ai coupé le tissu, j'ai fait quelques longueurs à la machine et la surpiqûre. Puis je me suis lancée "seule".

En effet, au début, je coupais mon tissu, toute tremblante, imaginant que j'allais tout rater dès cette première étape. Il fallait que je fasse ça chez ma belle-mère, sous son regard bienveillant et en évoquant par la pensée sa mère couturière que je n'ai jamais connue. C'est sérieux la couture ^^

Puis je me suis lancée seule et j'ai pris tant d'élan que je ne me suis toujours pas arrêtée. Ce que j'ai apprécié, c'est la facilité avec laquelle je me suis lancée dans ces projets créatifs. Je suis peu douée en dessin, je ne sais pas découper ni sculpter quoi que ce soit, mais je me suis coulée dans la couture avec une certaine facilité. Alors oui, je peste quand je rate, je couds et découds parce que je suis plutôt maniaque et que je veux souvent aller trop vite, mais quand je peux m'isoler dans cette bulle de couture, avec ma machine, quand je vois les choses naître sous mes mains, je me détends et je m'épanouis. 

Et puis, je suis fière lorsque l'on me demande où j'ai acheté le short de ma fille. C'est moi qui l'ai fait ! 
Oui, je n'ai plus trois ans, mais j'ai réalisé quelque chose pour elle, avec beaucoup d'amour et de passion et ce n'est pas si mal réalisé car certains ont cru que je l'avais acheté. Je me suis aussi fait ma première jupe. Mon premier projet pour moi et j'étais très contente de me promener avec. Maintenant que j'ai mieux compris la démarche (la pose de la ceinture >.> ), je vais pouvoir réaliser la jupe du Renard, et je suis sûre que je serai toute aussi fière de la voir dans "ma" jupe. 

2017 est placée sous le signe de la créativité et pour le moment, j'ai pu réaliser un projet couture par mois. C'est déjà bien quand on voit que le temps file. Alors au programme, deux ou trois autres jupes, une couverture, une robe, une chemise .... au moins, j'ai des projets plein la tête et ça, c'est déjà de la détente. Savoir que je déborde d'idées et d'envies, c'est que tout va bien :)

mercredi 18 janvier 2017

My precious's flavoured beans

Lorsque je suis tombée enceinte, je ne m'attendais pas à devoir chambouler ma façon de manger, même si je savais que c'était possible, mais surtout, je ne m'attendais pas à changer de goûts. 

source
Il y avait peu de choses que j'aimais moins que la pistache, l'olive, les fruits secs et le pain d'épice.... Je pouvais hurler comme une possédée à la moindre goutte d'huile d'olive, plisser le nez dès que je sentais du pain d'épice ou un cake aux fruits confis et jurer sur tous les dieux que la pistache, sauf le fruit, c'était vraiment mauvais....

Et puis, enceinte, j'ai eu envie de mettre de l'huile d'olive dans mes plats. Et j'ai trouvé ça bon.... Puis j'ai goûté une olive et j'ai trouvé ça bon aussi. Il fallait s'y résoudre, je ne pouvais plus dire que je n'aimais pas les olives. Du coup, j'ai voulu tester les autres aliments que je n'aimais pas. Au cas où. Force est de constater que maintenant, il n'y a plus que le chou que je n'aime pas. Du coup, j'ai troqué mes biscuits contre des fruits secs ... 

C'est à croire que la grossesse est magique. Je suis très pragmatique, pourtant, mais j'aimerai beaucoup que l'on m'explique ce qui peut jouer dans ces changements de goûts. Le seul article que j'ai trouvé - non scientifique - évoque le fait que la modification des goûts pendant la grossesse peut perdurer après. Certes... c'est plutôt flou.

Ou alors, tout n'est que métaphore et ces changements sont le reflet de la métamorphose que j'ai vécue. C'est beau, non? *ironie* Mais le changement est tel que oui, quelque part, j'ai vécu une métamorphose à la pistache et aux abricots secs. 

samedi 7 janvier 2017

This mess is my home

Deux choses à ne pas confondre: ménage et rangement.

Notre appartement n'est jamais bien rangé, il y a des trucs qui traînent et mon bureau semble être la victime d'une explosion de fournitures scolaires perpétuelle. Ma table du salon est parfois l'équivalent de mon vide-poche et j'ai une légère tendance à poser les objets pile là où je me trouve au moment où j'ai envie de les poser....

Remarquez le "je", je sais très bien qui dérange. Et c'est circonscrit - plus ou moins - car j'aime que ma chambre soit épurée (sauf que là, on a acheté trop de soupes japonaises instantanées.... chacun ses problèmes :D et que notre appartement est trop petit). Mais, j'aime mon bazar... c'est une maison où l'on vit et pas une maison de démonstration. 

On a déjà eu notre lot de remarques sur la décoration (entre les vitrines de figurines, les affiches MagicTheGathering etc. oui, c'est chargé et oui, on affiche nos goûts même s'ils sont différents des vôtres. Parce que .... wait for it, c'est chez nous) mais évidemment aussi au fameux "oh c'est rangé!" dès que j'ai eu le malheur de planquer mon bazar. Je sais bien que certaines personnes aiment que tout soit bien rangé (hein, maman?), mais imaginez l'inverse "oh, c'est trop rangé chez toi, attends, je vais te mettre deux trois trucs n'importe où. Voilà, je me sens mieux". 

Ne pas ranger n'est pas une défaillance. Je sais ranger. Je n'ai juste pas envie d'y consacrer le temps que cela me prend en ce moment. Quand j'ai le choix entre passer du temps avec le Précieux, l'Homme, faire des choses pour moi, bosser, m'occuper de la maison etc. Eh bien, ranger est en bas de la liste, d'autant qu'il y a le ménage à faire et qui est fait. J'ai bien dit de ne pas confondre. 

D'autant plus que je privilégie le fait d'être moi-même "en ordre", que ce soit dans mon travail ou vis-à-vis du Précieux et de ma famille.  Contrairement à l'adage, l'état de mon salon ne reflète pas mon état intérieur. Mon salon intérieur est lumineux et cosy et je m'y sens tout aussi bien que dans le vrai. Pour moi, en ce moment, c'est l'essentiel. 


mardi 27 décembre 2016

Le premier Noel des parents geek ou la perception du Précieux par procuration parentale

J'ai toujours été collée à mon pc ou à mon téléphone, à jouer ou à glaner des informations qui ne me servent la plupart du temps qu'à gagner au Trivial Pursuit. Ou à glander. Autant être franc. 


Au travail, je suis également très friande des nouvelles technologies. Cette année, j'étrenne mon manuel numérique, j'ai tous mes cours sur clef, je me sers de facebook et Youtube, je modifie mes documents avec Paint, Audacity etc. Et je rêve d'un véritable TNI et pas d'une simple surface de projection.

Cela fait partie de mon quotidien et je sais donc ce que je veux et ce que je ne veux pas. Ce que je ne veux pas, notamment, c'est voir ma tête sur les réseaux sociaux ou pire encore, celle du Précieux. Ce que je ne veux pas non plus, c'est qu'elle passe du temps devant un écran, même si moi j'y passe la plupart de mon temps. 

Et c'est là que souvent, il y a incompréhension de la part de mes proches. Forcément, je vais aimer les jouets dits évolutifs qui clignotent de partout. Forcément, je vais avoir envie de lui offrir un mini-pc, pour faire au plus vite comme ses parents. Forcément, j'ai envie de lui offrir un ours en peluche connecté qui chante à ma place la berceuse du soir. 

Sauf que non. A Noel, ma mère et mes grands parents ont été les seuls à me demander ce que je voulais (avec le Renard, mais là, c'était évident que nous étions sur la même longueur d'onde). Donc le Précieux a reçu les 23 premiers livres de Beatrix Potter (on avait pas assez de livres....) et un boulier. 

Pourtant, lorsque la belle-famille était venue début décembre, j'avais souhaité prendre les devants en leur demandant s'ils voulaient une liste. Ils m'ont dit "non, on a déjà nos idées". J'ai alors dit posément mais fermement qu'en tant que parents, nous avions une idée de ce que nous voulions ou non et que s'ils ne voulaient pas se planter, mieux valait demander. Non non, dirent-ils à l'unisson. On vous connait. C'est à ce moment que j'ai flippé - et j'ai eu raison. 

Et c'est en ce 24 décembre que je vis arriver un énorme cube d'activité V-tech (sachant qu'en plus, un cube, le Précieux en avait déjà un.... c'est vrai tiens, on a la place de stocker les trucs en double >.<). Le truc te joue du piano, chante, clignote de partout.... c'est une espèce de Guernica cognitif, ça part dans tous les sens, un bouton déclenche une réaction en chaîne qui n'a aucun rapport de causalité avec le geste que tu as effectué. Bref, comme je suis polie et que mon enthousiasme commençait à faire régner une température polaire dans la pièce, j'ai présenté l'objet au Précieux, qui s'est mis à hurler de peur.... Well... 

A présent, le cube est sur l'armoire. L'Homme me dit "c'est un cadeau" certes... mais un cadeau non désiré donc on va faire quoi, l'encadrer? Le garder en souvenirs par peur de décevoir? Bah et si moi je suis déçue, alors? Je dois me le coltiner quand même? 

J'étais préparée aux conseils plus ou moins sollicités sur la façon d'élever un enfant, mais je dois avouer que je n'avais pas anticipé ce calque parents/enfants. Ni que nos proches puissent penser que je fais partie de ces 43% de parents qui ont déjà collé leur bébé devant un écran. Tout ceci me laisse perplexe. 

jeudi 22 décembre 2016

Un mot pour 2017

L'an passé, j'avais choisi le mot adaptabilité. Alors que l'année se termine et que je viens de poser sur son tapis d'éveil mon précieux de 7 kg, ce choix me semble pertinent ^^

Je me suis adaptée. Mon corps s'est adapté, nos vies et nos proches aussi...et moi qui suis casanière et assez accrochée à mes habitudes, j'ai accueilli ces changements avec énormément de joie et de curiosité. Je m'épanouis, je m'amuse, j'apprends des choses, je sors de ma zone de confort et c'est très bien ainsi. 


Pour l'année 2017, j'ai choisi le mot créativité. Pour être tout à fait honnête, ce mot est dans la continuité d'un autre changement né de cette année 2016. Cette année, j'ai appris à coudre, je me suis remise au dessin, j'ai repris mon bullet journal et j'ai retrouvé ce besoin de créer, de voir des choses naître de mes mains que j'avais lorsque j'étais enfant. C'est important pour moi et je l'assume désormais.

Je dois dire qu'il ne m'a pas toujours été aisé de répondre au fameux "Veux-tu que nous fassions quelque chose tous les deux?" Par un "non, je vais dessiner" , d'autant plus que le temps à deux est parfois limité, mais j'ai besoin de jouer avec mes stylos, avec mes tissus et de voir naître un micro-doodle ou un short. 

L'avantage, c'est que cette créativité peut aussi s'exprimer dans mon travail, notamment en créant des séquences à partir de rien ou en trouvant de nouvelles activités pour mes classes. J'ai la chance d'avoir une activité professionnelle qui me laisse cette liberté, alors c'est à moi d'en faire bon usage. 

Enfin, chaque jour avec mon précieux, je laisse libre cours à mon imagination que ce soit en chantant, en dansant ... et ainsi, c'est notre relation que nous créons. 


lundi 13 juin 2016

Anime : Love Hina

Cela fait des années que je regarde des animes mais je suis parfois passée consciemment à côté de certains classiques comme Love Hina pour la bonne et simple raison que le pitch ne me tentait pas. Quand on me dit anime de "harem", histoire d'amour etc., je baille et passe mon chemin mais finalement, l'Homme m'a dit que j'avais une fausse image de cet anime et que certes, il y a une histoire d'amour mais pas que... je me suis donc laissée tentée.

Source
Et il a eu raison, c'était très différent de ce que j'imaginais. En fait, c'est vraiment drôle, un humour absurde et grotesque qui fait du bien ... imaginez un anime totalement normal et d'un seul coup surgit une mécha tortue géante qui se nourrit de votre grille pain, une jeune fille dont la chambre est une forêt vierge, etc. C'est un humour dans le même style que Hare + Guu ou de certains épisodes de Kono Suba pour ceux qui connaissent. 


C'est aussi un anime qui n'hésite pas à aller dans plusieurs directions, à explorer plusieurs genres tant visuellement qu'au niveau de l'histoire, ce n'est plus autant le cas aujourd'hui (même si je viens de finir Abenobashi qui lui bat des records, j'en reparlerai).

Nous avons enchaîné l'anime, les OAV et la saison 2 et je dois dire qu'au bout d'un moment, j'avais envie de secouer l’héroïne comme un prunier pour qu'elle grandisse un peu et se décide à avouer ses sentiments - parce que je veux bien qu'elle souhaite ménager les sentiments des copines, mais quand tout le monde est au courant et attend juste la fin du statut quo...eh bien, remue toi à la fin !! 


Pour autant, les personnages sont attachants et le personnage principal masculin évolue beaucoup, ce qui n'est pas inintéressant. Ce que j'ai apprécié aussi, c'est que si le personnage plait autant aux filles, ce n'est pas parce qu'il est beau/populaire ou un truc dans le genre, c'est parce qu'il sait les écouter et les comprendre et qu'il apporte à chacune quelque chose dont elle a besoin, que ce soit simplement une oreille attentive ou un peu de confiance en soi. 

Du coup, comme mon temps de lecture s'est réduit comme peau de chagrin, j'ai enchaîné avec le manga et l'histoire diffère suffisamment pour que cela reste intéressant d'approfondir l'histoire sous un angle différent. 

Bref, je suis contente d'avoir accepté de regarder ce classique car je dois bien avouer que mon a priori était totalement à côté de la plaque. C'eut été dommage de rater quelques gros fou rires... c'est une denrée qui n'est pas si courante alors tant que l'on peut rire, il ne faut pas hésiter !

jeudi 2 juin 2016

Deceptive places

Il y a des lieux que l'on imagine plein de vie et de rires. Je pensais qu'une maternité faisait partie de ceux là et je me suis trompée. 

C'était étonnant d'ailleurs, mais force est de constater que la joie vient de l'extérieur, portée par les familles et les conjoints. Quant à toi, tu es là, un peu perdue, avec autant envie de rire que de pleurer et sans bien savoir pourquoi. 

Le pire, c'est la nuit, quand tu erres dans les couloirs en essayant d'apaiser ton enfant alors que tu ne sais pas encore vraiment qui il est. C'est là que tu croises les infirmières et sage-femmes avec de très petits enfants dans les bras, ces prématurés sous lumière bleue que l'on nourrit à la pipette. C'est là que tu croises des mères en larmes, qui ne comprennent pas vraiment ce bouleversement et ce choc, qui souffrent physiquement et moralement et qui viennent chercher une oreille attentive. C'est là que certaines exorcisent la terreur de leur accouchement, ou au contraire, cherche à faire sens de leur ressenti.  C'est aussi la nuit, la première nuit, que l'on vient vous réveiller toutes les trois heures pour nourrir un nouveau-né aussi endormi que vous et malheur à vous si vous osez émettre un avis négatif, car c'est de votre faute; "vous avez fait du diabète gestationnel, c'est pour ça que l'on doit faire ça, vous ne voudriez pas faire que le bébé tombe en hypoglycémie?"...

Alors heureusement, l'Homme m'amenait le soleil tous les jours, tout comme le visage paisible de ce bébé tout neuf, mais que je fus contente de rentrer chez moi! C'est là que tout démarre vraiment et dans la sérénité.