dimanche 3 janvier 2016

Ciné : The Big Short

Pour le réveillon du 31, nous avions décidé de nous offrir un ciné en tête à tête et nous avions jeté notre dévolu sur The Big Short, un film sur la crise des subprimes, si l'on veut résumer à minima. 

Source : http://fr.web.img4.acsta.net/
Voici comment le présente allociné:

Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des medias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle ! Michael Burry, Mark Baum, Jared Vennett et Ben Rickert : des personnages visionnaires et hors du commun qui vont parier contre les banques … et tenter de rafler la mise !

Le casse du siècle....ou l'abomination qui sert de titre en VF et qui a visiblement induit en erreur un certain nombre de spectateurs vu le nombre de personnes qui sortirent de la salle en cours de projection. Donc non, rien à voir avec Ocean's Eleven ... 

Il s'agit d'une histoire vraie, donc difficile de juger du scénario mais franchement, cela colle une bonne douche froide et quelques frissons devant l’inconsistance et la désinvolture des banques... le point amusant, c'est que nous l'avons vu à la Défense, dans une salle remplie de spectateurs en costumes cravates.  Banque inception ^^

Par contre, vous voyez l'affiche? Vous voyez les noms dessus? Bah voilà. Christian Bale offre une nouvelle fois une performance habitée, exceptionnelle. Steve Carell fait son ronchon mais avec beaucoup de profondeur. Ryan Gosling est excellent, avec une touche de Kevin Spacey option House of Cards et Brad Pitt m'a convaincue dans un rôle finalement très en retenue. Manquent sur l'affiche John Magaro et Finn Wittrock (vu dans American Horror Story). Je comprends tout à fait pourquoi le cast a été nommé pour plusieurs prix en tant que "cast ensemble" car il est est rare de voir une telle harmonie dans un film choral. Tous les acteurs sont excellents et tout à fait crédibles. 

Et parlons du montage.... c'est intelligent, très intelligent. Déjà, faire un film sur la crise des subprimes, je trouve cela risqué vu la complexité du propos. Pour autant, le montage permet de présenter les enjeux de façon claire, avec humour et sans prendre le spectateur pour un idiot. C'est rythmé, avec de belles trouvailles (que je n'ose révéler de peur de spoiler un aspect esthétique, musical et visuel intéressant) et tout le film fourmille de détails qui ajoutent à l'implicite sans alourdir le propos. Bref, j'en ai pris plein les neurones et pleins les yeux et j'ai adoré. 

Il aura donc fallu attendre le 31 décembre pour voir le meilleur film de 2015 mais pour une telle surprise, cela valait le coup de patienter et de se laisser surprendre. 

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