En revenant de Clisson...
Je ne savais pas comment vous présenter mon Hellfest alors j'ai choisi une approche thématique.
Deux choses à dire sur cette affiche. Déjà, visuellement, je la trouve tout bonnement hideuse. Ensuite, elle met gentiment en avant le fait que je ne suis allée voir aucune des trois tête d'affiche. Et sur les cinq autres présents sur l'affiche, je n'ai vu que Twister Sister.
Est-ce important ? Non, mon festival était ailleurs. Cette année, j'ai retrouvé mes scènes favorites : the temple et the altar, et j'ai découvert la Warzone.
En effet, cette année, la Warzone abritait beaucoup de groupes punk et comme j'ai démarré par là, il était hors de question que je manque des groupes comme NoFX, Anti-Flag et Bad Religion.
| Fat Mike, NOFX, Photo © Mathieu Drouet |
Le set d'Anti-Flag était phénoménal. Je les avais déjà vu au Havre. J'avais 19 ans et nous avions eu le culot de les appeler pour leur proposer de venir jouer pour nous alors qu'ils étaient en tournée en Europe sans arrêt en France. On avait pas de tunes, juste des bières et un gars aussi fou que nous prêt à nous prêter son bar. Ils ont dit oui. Ce soir là, dans la salle, nous devions être quinze, mais ce fut un moment inoubliable. Lorsque je les ai vu sur scène vendredi, c'est toute cette période qui m'est revenue en mémoire - toute cette énergie aussi - et ça fait du bien.
Le samedi, c'était NoFX. Loin de l'esprit militant d'Anti-Flag, Fat Mike est en permanence dans le second degré. Le set était très bon aussi, alternant parfaitement titres plus récents et classiques pour faire plaisir aux trentenaires (ouais, faut pas se leurrer, ceux qui ont découvert NoFX au lycée sont à présent trentenaires ...). Franchement, je me suis beaucoup amusée. Un gros moment de ce festival, pour moi, sera quand NoFX reprendra Aux Champs Elysées en yaourt. Visiblement, Fat Mike avait totalement oublié les paroles !Nous non, par contre.
Et enfin, Bad Religion. J'avais une boule au ventre tant j'anticipais ce moment. Je ne sais pas encore comment j'ai vécu ce concert. Trop d'affectif et de fatigue. J'attends ce soir pour me décider: je retourne les voir au Bataclan.
Au niveau humain, j'ai un peu moins aimé l'ambiance de la Warzone. C'est le seul endroit où je me suis fait bousculée par des gens qui essayaient de fendre la foule comme des taureaux devant un matador (même si dans ce cas, je comprends le taureau). En plus, le premier soir, la scène était vraiment fermée sur les côtés et nous étions très à l'étroit. Je pense que les organisateurs n'avaient pas bien mesuré l'importance d'un groupe comme Anti-Flag car là, nous atteignions les limites de capacité.
Néanmoins, on y a vu de très belles choses. J'ai pu enfin voir des groupes que j'écoute depuis près de 15 ans et découvrir sur scène Punish Yourself et le Bal des Enragés (qui a fait un set "down memory lane" qui semblait nous rappeler notre cheminement musical et la raison de notre présence sur le fest). D'ailleurs, si vous voulez voir certains des concerts de la Warzone, ils sont disponibles sur Arte Live.
C'était la première année que je mettais les pieds dans la Warzone, mais elle a su contenter mon côté punk. Une sorte de festival dans le festival, une bulle hors du temps. C'était bien.
:) Voilà qui fait plaisir à lire.
RépondreSupprimerSi l'affiche était le seul vrai point négatif du fest', c'est bon signe ^^
Merci :) Et oui, c'est plutôt bon signe ;)
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