lundi 18 mars 2013

La Reine des Lames

Plusieurs souvenirs sont liés à ma découverte de Starcraft.

Je me rappelle bien de mon tout premier contact avec le jeu. Lorsque mon regard s'est posé sur l'écran, je n'ai vu que des traits de couleurs qui partaient dans tous les sens. La résolution du pc de mon homme était tellement nulle que l'on ne voyait pas les unités. Il jouait littéralement à l'aveugle et ce que je voyais était totalement abscon...mais il avait l'air passionné.

Imaginez le jeu en ne voyant que les traits de couleurs....
Je me souviens du championnat du monde à la Japan Expo. Il y avait l'écran géant et un gars qui commentait la partie avec la même ferveur que Thierry Roland un soir de coupe du monde 1998. Il se passait des trucs sur l'écran, c'était à peu près tout ce que je comprenais, mais ça suscitait des "ooooh" et des "aaaaahh" dans le public. Et moi, je ressemblais à une poule qui vient de trouver un couteau.

Ensuite, il y a eu ces nombreuses soirées où j'écoutais parler stratégie autour d'une pizza... j'étais complètement larguée et comme j'ai mon petit caractère, je me suis braquée. 


Lorsque Starcraft II est sorti, j'ai trouvé le jeu joli (et ça, c'est l'assurance de me voir collée derrière ton écran à te regarder jouer) et j'ai commencé à lâcher prise. Et puis, je ne suis pas si obtue. Si mon Homme y trouve un intérêt, s'il y joue depuis dix ans, c'est bien que ce jeu à quelque chose d'unique pour lui. Je fais confiance à son intellect.

Il m'avait déjà parlé de la complexité de l'univers du jeu, de Kerrigan, mais c'est en voyant la nouvelle extension que je suis tombée sous le charme de la Reine des Lames. Et j'ai voulu jouer. 
 
 
Il se sera écoulé plus de six ans avant que je ne cède, mais l'envie de jouer et de découvrir le jeu par moi-même était là, à présent. Comme je suis du genre maniaque (oui, je suis la fille qui lit les manuels des jeux avant de les lancer), j'ai commencé à éplucher les pages sur les différentes unités Zerg. 
En fait, je pense qu'il m'est totalement impossible de jouer sans comprendre. Si on me dit "tu construis tel bâtiment là", je te réponds "pourquoi ?" et je ne construirai pas ton bâtiment tant que ta réponse ne m'aura pas convaincue (ouais, et c'est pareil pour tout. Je demande toujours "pourquoi" comme quand j'avais six ans).
Starcraft est un jeu de stratégie et je voulais en comprendre les enjeux. C'est pareil à Puzzle Bubble...

J'ai enfin fait ma première vraie partie, quand je me suis sentie assez sûre de moi. L'Homme était là pour me guider et c'était bien. La partie a duré une heure quinze et je n'ai rien vu passé. J'étais hyper concentrée. 

J'ai besoin de cette rigueur stratégique, de me voir capable d'anticiper les actions de l'IA, de faire les choses de façon méthodique et calculée. Alors que je lutte pour me sentir vivante intellectuellement, je sens que Starcraft et moi avons de belles heures devant nous.

4 commentaires:

  1. J'adore la comparaison avec Puzzle Bubble ^^
    Enjoy :)

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  2. Puzzle Bubble ... des enjeux ? Par contre je te confirme le côté chronophage : le monde pourrait s'arrêter de tourner pendant que tu joues que tu ne t'en apercevrais pas.

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    1. Mais oui, il ne faut pas que ce petit dino finisse écrasé sous les grosses bouboules, c'est d'une intensité dramatique à la limite du supportable.
      Ce qui me fascine ce n'est pas tant le temps que tu y passes que la concentration que cela requiert. Je suis rarement autant dans ma bulle et effectivement, tout peut s'écrouler autour de moi.

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