vendredi 9 mars 2012

Ciné : Chronicle

Je viens de réaliser que je n'ai pas posté de critique ciné depuis janvier. C'est d'autant plus surprenant que je vais au ciné toutes les semaines. Et oui, fin de thèse ou pas, il y a des rendez-vous incontournables. Mon jeudi ciné en fait partie. Hier, ne fit pas exception. Nous sommes allés voir Chronicle (je me garde John Carter sous le coude pour la semaine prochaine). 



J'avais vu la bande-annonce, je savais qu'il s'agissait d'un premier film et qu'il avait eu de bons échos, mais comme d'habitude, j'avais préféré ne lire aucune critique. 

J'ai passé un très bon moment. Ce film est intelligemment construit tant au niveau du propos lui-même que de la mise en scène. Même si l'on peut sentir la pression et la tension monter, même si l'on sent la fragilité d'Andrew poindre et que l'on peut deviner que tout ça va mal finir, on reste accroché. Il est intéressant de voir aussi comment les trois héros gèrent leurs nouveaux pouvoirs. Ici, il n'est pas question de Gros Bill. Ils doivent apprendre, s'entraîner, avant de pouvoir maîtriser puis développer leurs pouvoirs. Ils découvrent aussi que leurs actions ont des répercussions sur autrui. Comment vivre "normalement" avec de tels pouvoirs ? Doit-on fixer des règles ou doit-on se considérer comme au dessus de tout ?

La mise en scène y est pour beaucoup. Toutes les scènes du film sont réalisées comme si elles avaient été filmées par les divers protagonistes ou des caméras de surveillance, etc.. Un peu comme dans le Projet Blair Witch, mais en plus varié. C'est franchement bien foutu, car on ne sort jamais de ce concept. Le réalisateur, Josh Trank, a su trouver de bonnes idées pour varier les plans et pouvoir aller jusqu'au bout de son idée, même dans les scènes d'action

Caméra à l'épaule, Andrew est le réalisateur de la plupart des scènes du film. Il filme tout ce qui lui arrive. Il nous présente sa vie. Et il n'y a pas à dire, que ce soit chez lui ou au lycée, il n'est pas gâté. Il nous présente aussi ses amis : Matt, son cousin qui le conduit en cours tous les jours et Steve, le beau gosse plein d'avenir du lycée. Cette façon de filmer permet de s'attacher aux personnages mais aussi de les découvrir à travers le regard de l'autre. Les émotions frappe ainsi directement le spectateur. Rien n'est dit, pas de mise en contexte facile, c'est au spectateur de comprendre et d'analyser ce qu'il voit. De plus, il y a souvent des ellipses qui évitent les répétitions et permettent à l'intrigue d'avancer rapidement. J'aurai aimé que le film s'attarde un peu plus sur les sentiments de Matt et Sam, mais c'est Andrew qui a la caméra et donc la parole. 

Mon seul regret, c'est que Chronicle ne dure qu'1h24. Je n'aurai pas boudé mon plaisir s'il avait duré un peu plus longtemps. Si vous n'avez pas peur des films où les personnages ont des supers pouvoirs, je vous le conseille !


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