lundi 21 avril 2014

Théâtre : L'appel de Londres

Il y a quelques semaines, j'ai été invitée au théâtre par une amie. Je dois dire que sur le coup, je n'ai même pas demandé le nom de la pièce tant j'étais contente à la simple idée de pouvoir aller au théâtre. Je n'y étais pas retournée depuis une éternité, depuis The Bridge Project, trois pièces de Shakespeare montées par Sam Mendès. Là, changement de registre complet : L'appel de Londres est une comédie qui s'articulent autour de quatre expatriés qui ont quitté la France pour l'Angleterre. 
 
 
 
D'emblée de jeu, on sent une véritable complicité entre les acteurs : Vanessa Demouy, Philippe Lellouche, David Brécourt, Christian Vadim. Il faut dire que c'est la troisième pièce qu'ils jouent ensemble. En effet, Philippe Lellouche a déjà écrit et joué avec eux Le Jeu de la Vérité et Boire, fumer et conduire vite.
La comédie est un exercice difficile et j'ai trouvé que les trois comédiens étaient excellents. Christian Vadim a un charisme incroyable, il est tout bonnement solaire. Philippe Lellouche et David Brécourt sont également très bons. J'ai trouvé Vanessa Demouy un ton en dessous mais je pense également que son rôle était moins abouti que les autres.

Alors oui, j'ai ri. Il y a une séance de speed-dating qui ne manque pas d'humour et le fait que les acteurs s'amusent est communicatif. J'ai donc passé un bon moment, sans grands éclats de rire.

Pour autant, j'ai eu plus de mal avec le discours politisant de la pièce. J'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de très démago et faible dans le propos, des vérités tellement évidentes que je me demande encore pourquoi les gens s'étonnent de les entendre. Mais à voir l'air approbateur de certains de mes voisins de fauteuil, j'ai fini par en déduire que ce n'était pas évident pour tout le monde et que certains semblaient même voir la lumière... Pourquoi pas. Pour ma part, le propos tenait plus du discours de comptoir que d'une réelle réflexion politique. De plus, j'ai trouvé que le passage entre la comédie et ce discours plus politisé était parfois un peu trop artificiel. 
 
C'était un bon moment, mais je suis restée quelque peu sur ma faim.

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