Il a suffit d'une bande annonce pour que j'ai envie de voir Philomena. Dame Judi Dench et Steve Coorgan réunis dans un projet de Stephen Frears ? Bring it on.
| Source : Tout un programme |
Et je n'ai pas été déçue. J'ai aimé ce film doux/amer sur la quête d'une mère pour retrouver son fils, tout comme j'ai apprécié que la quête elle-même ne soit pas une fin en soit.
J'ai toujours eu une faiblesse pour l'humour britannique et, en cela, le duo formé par Judi Dench et Steeve Coorgan est parfait. C'est un humour subtile, qui passe dans un regard et dans les non-dits. J'ai trouvé ça très doux, quoi que cela puisse bien vouloir dire.
Bon, les remarques comme "j'ai su qu'il était gay car il porte une salopette", moins, mais je suis tellement rigide du stéréotype... les remarques sur les relations et les différences entre l'Irlande et l'Angleterre avaient de moins gros sabots.
Les deux personnages sont très différents. Martin est très lettré, fin et spirituel. Philomena est une femme pieuse et très terre à terre. La rencontre des deux est détonante mais, encore une fois, tout est dit de façon subtile, tout en retenue. Les deux personnages n'ont pas non plus un coup de foudre l'un pour l'autre, ce que j'ai trouvé réaliste et appréciable. Ils restent ce qu'ils sont mais s'enrichissent l'un l'autre.
| Source : vividlife.me |
L'histoire est intéressante car elle révèle un pan de l'histoire irlandaise que je ne connaissais pas. Le rôle de l’Église Catholique en Irlande est si écrasant, ce que les nonnes ont fait si injuste et cruel et pourtant, la foi de Philomena reste intacte. Je n'aurais pas eu sa mansuétude. Je pense même que j'aurai démonté le couvent, mais c'est sans doute dans ce lâcher-prise que réside la force de Philomena Lee.
Bref, Philomena est un film que j'ai apprécié pour sa dimension humaine.
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