dimanche 10 novembre 2013

Quand le vide croît

On dit souvent que le temps soigne les blessures, pourtant, je me demande si, avec le temps, ce manque ne me rend pas plus fragile. 

J'ai toujours foncé tête baissée. Je suis ambitieuse et j'ai un rêve à réaliser. Donc je m'accroche, je ne lâche rien, et j'avance. J'essaie de me dire que j'ai bien géré mon deuil, que j'ai su ne pas m'effondrer et ne pas me laisser avaler par la détresse dévorante de ma mère.

Sauf que, l'autre jour, je me suis dit "Tiens, faut que je raconte ça à papa. Je vais l'appeler". Avant de réaliser à quel point c'était con. C'était la première fois que je me faisais ce genre de remarque stupide et je me suis sentie tellement bête. Perdue, aussi. 

Et puis, aujourd'hui, il aurait eu 57 ans et j'y pense, une boule dans la gorge. J'y pense depuis une bonne semaine et je me réjouis que ma mère soit en famille. Je ne veux pas l'ennuyer avec ça et je sais que l'Homme ne comprendra pas. C'est la première année que cette date m'effraie. Et que le vide se creuse.




5 commentaires:

  1. *câlin*
    Tu as beaucoup mis de côté tes sentiments face à ceux de ta mère. Ils n'en sont pas moins là. C'est normal qu'il te manque...
    J'aimerais pouvoir te réconforter davantage...

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    1. On se trouvera un moment pour partager un Moccha blanc :)

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  2. Depuis la mort de mon père, plusieurs personnes de mon entourage qui ont aussi perdu un parent m'ont dit: "Tu vas voir, ça ne s'arrange pas tellement avec le temps". (Merci les gars...) Pour moi, à 13 mois au compteur, c'est hélas vrai. Je ne sais pas quoi te dire à part t'envoyer un soutien affectueux.

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    1. Au fur et à mesure du temps on rajoute au compteur la liste des choses qu'on aurait voulu partager avec lui...
      *gros câlin*

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