Je ne relis que très peu de livres. Il y a tant à lire que je préfère aller de découverte en découverte. The Great Gatsby est sans doute l'exception.
J'ai découvert ce roman au lycée. Il était au programme de mon option d'anglais renforcé et c'est donc le premier roman que j'ai lu en VO. Arrivée à la fac, il était également au programme. Je l'ai donc relu et étudié sous un angle différent. A chaque fois, j'ai été touchée par la plume de Fitzgerald et par le personnage de Gatsby.
Je ne saurai pas vous dire combien de fois j'ai pu lire ce roman, mais suffisamment pour appréhender de le voir adapter à l'écran par Baz Luhrmann avec Carey Mulligan et Leonardo di Caprio. Pour moi Gatsby, c'était lui :
Robert Redford dans l'adaptation de 1974.
Bref, je ne suis pas allée au ciné mais il a finit par sortir en DVD. Et je dois dire que j'ai été agréablement surprise.
Bon, les effets de caméra de Baz Luhrmann et son obstination à coller la tête des personnages en surimpression sur le paysage font très fanfic, ça fait même vraiment cheap, alors que le reste du film rayonne de détails. Mais évidemment, ce qui m'intéressait le plus, c'était les acteurs principaux et leur vision des personnages.
| Source : Première |
Commençons par Carey Mulligan. Pour moi, elle est une Daisy bien plus complexe que celle de Mia Farrow. En aparté, je me sens obligée de rajouter que la voix crispante de Mia Farrow me faisait tellement grincer des dents que je n'avais qu'une envie : lui mettre une claque pour qu'elle se taise. Bref, Carey Mulligan.
| Source : Sarabeth Events |
Sa Daisy est toujours aussi fragile, mais j'aime le fait qu'elle nous offre une parodie de sincérité avant de laisser voir son vrai visage, celle d'une personne négligente, irréfléchie et vaine, seulement préoccupée par son confort et qui choisit l'oubli pour garder sa légèreté. Heureux les simples d'esprit !
On sent aussi, dans l'interprétation de Carey Mulligan, que ce vide intérieur est un choix volontaire de sa part. Au début du film, elle est malheureuse et fermer les yeux lui permet de supporter sa détresse. Elle s'étourdit. Puis elle en vient à apprécier ce vide qui est une facilité. Gatsby ne sera pour elle rien d'autre qu'un amusement.
Si je devais résumer l'interprétation de Leonardo di Caprio, je dirai émouvante. J'ai été touchée par sa candeur et son honnêteté et j'ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises, consciente qu'il allait être broyé par un jeu dont il ne maitrise pas les règles.
Il a aussi le charisme et le charme de Gatsby. Alors que je ne voyais pas Leonardo di Caprio dans le rôle, j'ai vraiment apprécié sa vision du personnage.
Ah et les yeux du Dr. T.J. Eckleburg ! Luhrmann fait de ce regard un élément central du film et lui offre son omnipotence. Ce lien avec le roman est très bien fait.
| Source Tumblr |
Bref, j'ai passé un bon moment et je n'ai qu'une envie : relire The Great Gatsby.

J'avais adoré le livre, lu sur tes conseils :)
RépondreSupprimerIl faudra qu'on tente le film un de ces jours, puisque tu en dis du bien :)
Ne t'attends pas au film du siècle, il a ses défauts,mais c'est une adaptation honnête :)
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