Ce n'est pas que je n'aime pas mon travail actuel. J'ai déjà fait pire. Simplement, comme j'imagine ma vie ailleurs, je me demande parfois ce que je fous là.
Parmi les choses qui me dérangent, il y a cet "esprit de groupe" et cet enthousiasme collectif que l'on nous force à porter en étendard.
Heureusement que l'équipe est soudée sinon une telle mentalité serait invivable. Évidemment, il y a toujours des gens avec qui l'on a plus ou moins d'affinités, mais en général, et au quotidien, c'est justement l'équipe qui nous permet de passer des journées de travail agréables.
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| Source : le moi pensant |
Par contre, faire des sorties le dimanche est au-delà de mon seuil de tolérance. Je le ressens comme une atteinte à ma liberté d'être et de me mouvoir librement. Une atteinte à ma liberté d'organiser mes temps de repos comme je l'entends et de les passer avec les gens que j'aime. Je trouve cette mentalité invasive et artificielle. Mais dans une telle boîte, le sourire est de mise et mes velléités individualistes sont mal acceptées.
Il y a quelques temps, nous avons du aller à Disneyland. Déjà, c'est un coût financier et j'aurai aimé avoir le choix d'investir mon argent autrement. Parce que nous n'avons pas le choix. Personne ne nous oblige ouvertement, évidemment, mais le message est suffisamment clair pour que chacun s'y plie.
Mais depuis quelques jours, un vent de mutinerie souffle. Nous devions nous réunir ce week-end et nombreux sont ceux qui ont annulé. Pour ma part, j'avais bien envie d'annuler également, surtout au vu des discours que j'ai pu tenir sur ce type de rencontres, mais ce déjeuner était organisée pour fêter les anniversaires de ceux nés en août, moi compris.
Au final, je me suis dit qu'au delà de l'aspect obligatoire et invasif de ce déjeuner, il y avait derrière tout cela des gens qui avaient voulu bien faire et qui ont pris le temps de me chercher un cadeau alors j'ai remisé mes principes au placard et je suis allée déjeuner.
J'ai été gâtée et nous avons ri.
Je ne dis pas que je serai du prochain projet dominical, mais je suis contente d'avoir pu leur montrer que je pouvais voir au-delà de mes réticences vis-à-vis du modèle que l'on nous impose et que j'appréciais leur envie de nous faire plaisir.

C'est vrai que ça part d'une bonne intention, mais si ça devient systématique et qu'en plus cela a un coût (non, parce que certaines boîtes invitent quand elles ont ces idées de génie...), hum...
RépondreSupprimerEnfin, contente que tu aies passé un moment agréable malgré la contrainte :)