Pendant des mois, j'ai vu ma soutenance comme mes derniers vingt-cinq mètres. Sauf que non. Au final, c'est plutôt un quatre fois quatre nages.
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| August 13, 2008 - Source: Al Bello/Getty Images AsiaPac; Pieter Van Den Hoogenband, Eamon Sullivan et Alain Bernard |
J'ai fini mes premières longueurs et c'est reparti. Il me faut à présent retravailler mon manuscrit afin de le soumettre au Conseil National des Universités. Ce sont eux qui décideront, ou non, de m'attribuer le statut de Maître de Conférences.
J'ai donc repris mes notes et les commentaires des rapporteurs et des examinateurs afin d'inclure tout ça dans le manuscrit final. Il y a un peu de tout, des remarques sur le fond comme sur la forme. La forme, c'est assez laborieux à faire, mais c'est faisable. Le fond, c'est plus problématique.
On me demande de plus théoriser sur certaines notions comme l'espace ou le racisme. Le plus périlleux, selon moi, est d'arriver à inclure ces remarques sans casser le rythme de mes démonstrations. Mon homme m'a suggéré de faire une page à part avec les thèmes et notions récurrents. Pourquoi pas ? Je me laisse le temps de décanter tout ça. Pour le moment, je modifie la forme tout en réfléchissant au fond.
Sur le coup, je dois avouer que me replonger dans ma thèse ne m'a pas enchantée du tout. Au bout de huit ans, je pense qu'elle et moi avions besoin d'un petit break.
Néanmoins, il y a des points positifs. Aujourd'hui, lorsque je relis ma thèse, je suis en mesure de voir ce qui ne va pas et ce qui peut être amélioré. Je sais même comment y parvenir. C'est lorsque je l'ai compris que j'ai réalisé que cette thèse n'était que le commencement.

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